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.... très prochaînement de nouvelles rubriques et de nouveaux articles

 

 

 

 


 

Du « Burquatoire » à l’enfer il n’y a qu’un pas

 

Au commencement était cette burqua qui voile non seulement des épouses mais également les errements d’un état à la dérive. Alors que l’on pouvait s’acheminer vers des solutions intelligentes basées sur la seule notion d’ordre public, notion que l’on aurait saupoudrée d’un soupçon d’enquête sociale, voilà que l’on sort l’artillerie lourde qui, comme il se doit, ne manquera pas de faire les dommages collatéraux de service (mais comme ils tirent dans leur propre camp ce la ne nous dérangera pas, du moins ce point précis).

 

Bien plus inquiétante est la systématisation du principe : un fait divers/une loi. Le gouvernement est arrivé à un point de rupture où l’absurde se mesure à l’arbitraire. Pour reprendre l’exemple qui agite les foules à savoir une conduite sous l’emprise d’un excès d’islamisme suivi des propos provocateurs d’un boucher à la nationalité en balance, nous venons d’assister à la mise en évidence de la dérive façon « Ligue du Nord » de la politique menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

 

Qu’importe en effet que la déchéance de la nationalité française de notre boucher soit impossible au terme des lois de la république, celui-ci doit être déchu, qu’on se le dise. Et l’ineffable Fréderic Lefebvre a bien annoncé la couleur, si on ne peut pas, on le pourra, YAKALEGIFERER !!!! Ce Monsieur ne tombe pas sous le coup de la loi, mais le coup de la loi tombera sur lui. On lui fera du sur-mesure. Comme cela tout le monde sera content et surtout cette fraction d’électorat qui est en train de se perdre dans les bras accueillants du Front National.

 

Je n’entends pas prendre la défense de ce monsieur adepte de pratiques sociales incompatibles avec l’esprit de la République. Mais l’arsenal qu’on entend lui opposer est lui aussi incompatible avec l’esprit de la République. Parce que si on légifère pour que dans de telles situations le contrevenant puisse se voir déchoir de sa nationalité, en aucun cas la nouvelle loi ne s‘appliquerait à notre boucher nantais…. Il faudrait pour cela qu’elle soit rétroactive or la non-rétroactivité des lois est un principe intangible de notre droit.

 

On voit tout de suite, à partir de ce cas d’espèce, ce qui pourrait se passer dans l’avenir si l’on n’y prend garde : des textes adaptées à chaque épisode de la vie sociale, une législation au coup par coup, l’intégralité des garde-fous que constituent les principes généraux du droit abolis d’un trait de plume… Reste la constitution me direz-vous… mais qu’importe, une excursion à Versailles et on n’en parlera plus !

 

Avec de telles façons de faire, ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont attaqués. Nous nous dirigeons à coup sûr vers l’institutionnalisation de l’arbitraire. Au fait il y a un mot pour cela, cela s’appelle de la forfaiture…. Mais ils pourraient bien supprimer la Haute Cour pendant qu’ils y sont, cela ne devrait pas trop les gêner.

 

 

Roland Greuzat (secrétaire de section)


Martine Aubry, Premier Secrétaire du Parti Socialiste avec les militants de la quatrième circonscription.    

 

 

 

 

Morlaix, culture en danger

 

C’est comme un éternel recommencement, une question récurrente qui trouve, à droite, des réponses non moins récurrentes. La Culture porte en elle-même son propre paradoxe. Stigmatisée parce qu’elle coûte trop cher (depuis toujours symbole des folies dispendieuses des gens de gauche) elle est la première victime des élus de droite lorsqu’ils accèdent aux responsabilités : coupes sombres dans les subventions, étranglement des associations, mise à l’

 

de l’intellectualisme (la droite c’est la culture pour le peuple pour ne pas dire populiste), défenestration des leaders culturels, dépose-minute des directeurs de structures. La Culture est centrale pour le bien être

d'une société d'autant plus dans une période de crise où les citoyens ont besoin de retrouver des espaces de rêves et d'espoir.

 

Mais la Culture, devenue « leur » culture, est aussi leur premier souci, après en avoir fait une victime, l’élu de droite aura comme première intention de récupérer l’outil à son seul et unique profit. La culture est un vecteur idéologique puissant : l’évidence d’un coup lui saute aux yeux. C’est ainsi que nous avons en son temps connu l’emblématique bataille de Châteauvallon lorsque le Front National s’empara de la ville de Toulon. Le Théâtre National de la Danse et de l’Image était soudain devenu un enjeu fondamental entre une municipalité d’extrême droite, bien servie par un préfet d’exception (Jean Charles Marchiani) et une galaxie de résistants inflexibles (des plus connus aux plus humbles : E Morin, B Cyrulnik, M Halter, E Balibar ... et même BHL) qui durent finalement, la mort dans l’âme, assister à la banalisation, à la batardisation… à la municipalisation d’une structure d’excellence !

 

Ce que fit en son temps une municipalité d’extrême droite va se répéter dans une municipalité de droite UMP. Le Théâtre de Morlaix, scène nationale, bien évidemment élitiste et peu communicante, voit sa subvention réduite à quia avec pour conséquence la perte de son statut de scène nationale pour revenir à un simple statut de théâtre municipal.

 

On représente souvent Sainte Agnès avec trois pierres à ses pieds, symbole de la construction du monastère à laquelle elle s’était vouée. A Morlaix les trois pierres aux pieds de Sainte Agnès symboliseront bien plus la destruction d’une scène nationale et les vestiges de la Culture telle que la toujours voulue l’idéologie droitière.

 

Il nous faut entrer en résistance, comme nous l’avons fait en son, temps pour le TNDI de Châteauvallon. Alerter, mobiliser, investir le lieu. Démocrates, gens de culture, théatreux, peintres, poètes, écrivains, cinéastes, vidéastes, danseurs, musiciens, plasticiens dénonçons le carnage culturel des idéologues de la droite UMP.

 

Aujourd’hui, en pays de Morlaix la Culture est en Danger ! Mobilisons nous, Résistons !

 

R.G.

 


                                                                                       

 

10 idées reçus sur les collectivités locales                                                                                                                                                                                                  

La désinformation est une arme que l'UMP manie sans états d'âme. Pour faire passer leur réforme territoriale tout est bon, même (et surtout) la mauvaise foi. Alors, leurs arguments sont-ils vrais ou faux?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        



1 Il y a trop d'élus en France: FAUX
Le nombre d'élus n'est pas en augmentation, les élus dont la plupart sont bénévoles, sont les piliers de la démocratie car ils permettent aux citoyens d'être représentés aux trois niveaux de décision: commune, département, région.


2 Les élus des collectivités locales coûtent trop cher:
FAUX
Les indemnités des élus locaux représentent seulement 0,4% du budget des collectivités locales, et ce chiffre ne connait pas d'augmentation.

3 Les collectivités locales sont les premiers investisseurs publics en France:
VRAI

Les collectivités locales assurent 73% de l'investissement public: transports, enseignement, santé. Sans elles bien des infrastructures ne verraient pas le jour.

4 Les collectivités locales sont très endettées:
FAUX

Les collectivités locales sont très peu endettées en comparaison avec l'Etat. La dette des collectivités ne représente que 5% de la richesse nationale (PIB), presque 10 fois moins que l'Etat qui cumulait, avant la crise, 49,1% de dette!

5 La décentralisation a créé un mille feuilles administratif unique en Europe:
FAUX

La quasi totalité des grands pays européens a aussi trois niveaux de décision, correspondant aux régions, départements et communes. Ce découpage n'est donc pas propre à la France

6 La réforme territoriale empêchera les départements et les régions de soutenir les communes, les associations culturelles, sportives ou sociales.
VRAI

La « suppression de la clause générale de compétence » se traduira par l'interdiction légale pour les départements et les régions d'aider les communes et les structures associatives.


7 Les transferts de compétences de l'Etat vers les collectivités territoriales sont compensés au centime près: FAUX
Cela était certes prévu par les lois sur la décentralisation... mais l'Etat ne s'acquitte pas de ses dettes!

8 Les collectivités locales sont obligées d'augmenter les impôts locaux pour compenser les transferts de l'Etat: VRAI
L'Etat en réformant la fiscalité locale, en supprimant des recettes et en ne compensant pas les compétences nouvelles déléguées aux collectivités territoriales, les oblige à augmenter les impôts locaux pour faire face à leurs obligations.

9 Les collectivités locales embauchent trop:  FAUX
Les collectivités locales sont obligées d'embaucher pour remplir les missions toujours plus nombreuses déléguées par l'Etat. On peut estimer que 80% des postes complémentaires créés au niveau d'un département résultent des transferts de compétences décidés par l'Etat. Que l'on arrête ces transferts et les recrutements seront stabilisés


10 La réforme de la fiscalité locale pénalise les collectivités territoriales: VRAI
La réforme de la fiscalité locale que prépare le gouvernement pénalisera lourdement les collectivités en leur enlevant, avec la Taxe Professionnelle, de 40% à 50% de leurs recettes fiscales. En les remplaçant par des dotations d'Etat l'autonomie financière d'un département par exemple régresserait de 70%.                                      
 




Mutalité le 31 Janvier, rassemblement national des secrétaires de section

 

Mutalité le 31 Janvier, rassemblement national des secrétaires de section